La CES demande à la Commission de présenter d'urgence une loi sur l'accélération industrielle "Industrial Accelerator Act"

La Confédération européenne des syndicats a appelé aujourd'hui la Commission européenne à présenter d'urgence l'indispensable Industrial Accelerator Act, avertissant qu'une hésitation persistante risque de miner la base industrielle de l'Europe et la sécurité de millions de travailleurs.

À l'heure où l'industrie européenne est confrontée à des pressions concurrentielles sans précédent et à des perturbations liées à la hausse des coûts et à l'incertitude géopolitique, l'Europe a besoin d'une action décisive, et non de pointer du doigt les institutions ou de procéder à des exercices de "simplification" nuisibles.

La loi sur l'accélération industrielle doit inclure le "Made in Europe", avec des emplois de qualité, en son cœur. Cela montrerait clairement que l'Union européenne est déterminée à défendre sa capacité de production, à renforcer les chaînes d'approvisionnement et à protéger les travailleurs des conséquences sociales de la transformation industrielle. Les retards risquent d'affaiblir la position de l'Europe dans des secteurs clés et d'éroder la confiance du public dans la capacité d'action de l'UE.

La CES souligne que le fait de donner la priorité à l'action politique sur la rationalisation administrative ne permettra pas de relever les défis structurels auxquels l'industrie européenne est confrontée. Les concurrents mondiaux déploient des investissements publics à grande échelle, des stratégies industrielles coordonnées et des garanties de production claires. L'Europe doit répondre avec une ambition comparable.

Il existe une initiative concrète qui permettrait de renforcer la compétitivité de l'Europe tout en préservant les emplois de qualité et les capacités de production sur le continent. Pourtant, les progrès sont au point mort. Des parties de la Commission et des sections du Conseil n'ont pas réussi à démontrer l'urgence que la situation exige.

Esther Lynch, secrétaire générale de la CES, a déclaré :

"Les travailleurs européens ne peuvent pas se permettre de dériver davantage. Alors que d'autres débattent de la "simplification", des usines ferment, des décisions d'investissement sont prises ailleurs et des communautés sont laissées dans l'incertitude. Ce dont l'Europe a besoin aujourd'hui, c'est d'une loi sur l'accélération industrielle qui sécurise la production, soutienne les secteurs stratégiques et garantisse des emplois de qualité".

"Ceux qui bloquent cette initiative vitale ne proposent aucune solution pour protéger les travailleurs et renforcer la base industrielle de l'Europe. Nous ne pouvons pas nous permettre d'hésiter à aller de l'avant avec une véritable politique industrielle. Les décideurs européens et nationaux doivent agir avec responsabilité et proposer la loi sur l'accélération industrielle afin de protéger et de créer des emplois de qualité sans plus attendre."

Ludovic Voet, secrétaire confédéral de la CES, a déclaré :

"À court terme, la loi sur l'accélération industrielle sauvera des emplois en Europe. À moyen terme, elle renforcera nos secteurs stratégiques et, par conséquent, l'ensemble de l'économie. À long terme, elle nous permettra de construire une Europe forte, fondée sur des emplois de qualité, dans laquelle les travailleurs auront confiance.

"Nous appelons la Commission et les États membres à accélérer la mise en œuvre d'actions concrètes. L'avenir industriel de l'Europe et les moyens de subsistance de millions de travailleurs en dépendent.

Une Europe connectée
Publié le19.02.2026
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